Le Temps
Les locataires sont sous pression. Près de 40% d’entre eux consacrent plus d’un tiers de leur revenu au logement, selon un vaste sondage de l’Asloca. Dans un contexte de pénurie, la crainte de problèmes avec les bailleurs freine encore largement les démarches pour faire valoir ses droits Il y a quelques semaines, au vu de la crise du logement, le Conseil national organisait une session spéciale sur les loyers. Malgré de grandes ambitions, c’est peu dire que l’opération a fait pschitt, avec un débat polarisé dans l’impasse. Pourtant, il y a urgence. C’est ce que démontre un récent sondage de l’Asloca, l’Association de défense des locataires, réalisé par l’institut Sotomo auprès de quelque 35 000 personnes à travers tout le pays. «Les résultats sont alarmants, a averti ce mardi à Berne le président de l’Asloca Suisse, le conseiller aux États genevois Carlo Sommaruga. Les locataires sont sous pression dans l’ensemble du pays: zones rurales, agglomérations… Il faut abandonner l’idée que la crise du logement ne concernerait que Zurich ou Genève». Effectué au début de cette année 2026, le sondage illustre la pression croissante du prix des loyers sur les locataires. Près de 40% d’entre eux consacrent plus de 30% de leur revenu pour se loger, soit la limite au-delà de laquelle s’ouvre une zone de risque de précarité. Les femmes (45%) et les personnes âgées (48%) sont davantage fragilisés. Une personne sur vingt déclare également dépenser la moitié du revenu du ménage pour leur loyer. Malgré ces difficultés, les locataires n’osent pas faire valoir leurs droits. Ils sont seulement 5% à avoir contesté le loyer initial. Parmi les sondés, 42% n’ont pas fait de demande de réduction de loyer lors des dernières baisses du taux de référence, comme en 2025; un chiffre qui monte à 61% pour la Suisse romande. Voir plus
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