Fraternité Matin
La capitale économique du Nigeria a vibré au rythme des enjeux de l’industrie musicale africaine. Du 31 mars au 1er avril 2026, Lagos a accueilli la Conférence sur les Droits d’Exécution en Afrique (PRC 2026), organisée par l’International Federation of the Phonographic Industry (IFPI). Un rendez-vous majeur qui a réuni les principaux acteurs du secteur, parmi lesquels le Bureau ivoirien du droit d’auteur (Burida), venu représenter la Côte d’Ivoire dans cette dynamique continentale.**media[275689]**Placée sous le thème « Relever les défis et saisir les opportunités pour stimuler la croissance durable de la musique enregistrée en Afrique », cette rencontre stratégique a mis en lumière une industrie en pleine expansion.À l’ouverture des travaux, la ministre nigériane de l’Art, de la Culture, du Tourisme et de l’Économie créative, Hannatu Musawa, a dressé un tableau optimiste du secteur. Selon les données de l’IFPI, les revenus de la musique enregistrée en Afrique subsaharienne ont progressé de 15,2 % en 2025, atteignant 120 millions de dollars, faisant de la région l’un des marchés les plus dynamiques au monde.Dans cette croissance, le numérique joue un rôle déterminant. Les revenus digitaux ont enregistré une hausse de plus de 20 %, tandis que le streaming par abonnement a généré à lui seul 12,5 millions de dollars supplémentaires. « L’Afrique n’est plus à la marge de l’industrie musicale mondiale, nous en sommes la frontière à la croissance la plus rapide », a affirmé la ministre, donnant ainsi le ton d’une conférence tournée vers l’avenir.La Côte d’Ivoire n’a pas manqué ce rendez-vous stratégique. La délégation du Burida, conduite par son Directeur général adjoint, Serge Akpatou, et accompagnée de Nadine Siaka Ouattara, Cheffe du Service Internet et Médias, a témoigné de l’engagement du pays à s’inscrire dans la modernisation de la gestion des droits voisins et de la musique enregistrée.Au cœur des échanges, la question du rôle des organismes de gestion collective s’est imposée comme un enjeu central. Le Directeur juridique de l’IFPI, Lauri Rechardt, a rappelé leur mission essentielle : assurer une délivrance efficace des licences aux utilisateurs de musique et garantir une redistribution transparente des redevances, conformément aux standards internationaux.Le moment fort de la participation ivoirienne est intervenu le 1er avril 2026, lors de la seconde journée. À cette occasion, Nadine Siaka Ouattara a livré une présentation remarquée sur « la pénétration du marché de la performance publique en Côte d’Ivoire : succès et défis ». Cette communication a permis de mettre en lumière les avancées significatives du Burida, notamment dans la structuration de ce segment clé, tout en exposant les difficultés persistantes liées à son développement.Très suivie par les participants, cette intervention a offert un éclairage concret sur les réalités d’un marché francophone ouest-africain en pleine mutation, suscitant un vif intérêt et des échanges enrichissants.À l’issue des travaux, le 1er avril 2026, les participants ont adopté des résolutions fortes, traduisant une volonté commune de renforcer les mécanismes de gestion des droits et de consolider l’écosystème musical africain.Pour le Burida, cette participation marque une étape importante dans son ambition de positionner la Côte d’Ivoire comme un acteur clé de l’industrie musicale africaine, résolument tournée vers l’innovation, la structuration et la croissance durable.
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