Fraternité Matin
Le Sommet des filles adolescentes tenu à Yamoussoukro a clos ses portes le 3 avril. Une initiative de Global found for children (Gfc), un fonds de soutien aux jeunes.A l’issue de quatre jours de travaux, les participantes venues de 20 pays d’Afrique, ont dressé leurs préoccupations dans un document, en termes de plaidoyer, pour la promotion de leurs droits et pour que l’égalité de genre soit une réalité.Dans ce document rendu public, les adolescentes souhaitent que les gouvernements leur allouent des ressources suffisantes pour soutenir leurs initiatives. Elles demandent non seulement qu'ils soutiennent le développement des compétences, la formation professionnelle et les opportunités d’emploi pour les jeunes mais aussi que ces États garantissent la responsabilité et la transparence dans la mise en œuvre des engagements relatifs à l'égalité entre les sexes et au bien-être des jeunes.Aux agences des Nations unies, notamment à l’Unicef, et aux organisations internationales, les adolescentes plaident pour de réelles possibilités de participer à la prise de décision ; un soutien technique et des formations pour renforcer leur leadership ; l’accès aux ressources pour les initiatives menées par les jeunes. Ils sollicitent également un appui de la société civile. Notamment pour un accompagnement et des conseils pour les jeunes leaders ; des occasions pour les filles de contribuer à la conception et à la mise en œuvre de projets d’autonomisation ; et des espaces sûrs et inclusifs favorisant leur participation.Le ministre délégué chargé de l’Enseignement technique, Jean-Louis Moulot, a salué cette initiative qui illustre l’engagement commun à écouter, valoriser et soutenir les jeunes filles. « Le ministère s’engage à former des compétences techniques qui permettront d’accompagner la politique d’industrialisation de notre pays afin d’aboutir à des opportunités concrètes d’emploi », a-t-il affirmé. Selon lui, cet engagement s’inscrit dans la droite ligne de la vision du gouvernement qui est d’opérer un changement significatif dans l’orientation des élèves, notamment les filles en faveur des filières techniques.Car pour lui, « encourager leur formation dans les filières et métiers techniques, c’est investir dans l’excellence et rappeler que dans notre pays, toutes les ambitions sont possibles, sans distinction de genre ».Cette 3e édition du Sommet avait pour thème « Nos voix comptent : les adolescentes africaines cocréent des solutions pour faire progresser l’égalité, l’équité entre les sexes et les droits humains ». Elle a enregistré la participation du Représentant résident de l’Unicef en Côte d’Ivoire, Jean-François Basse et celui de l’Unesco, Mame Omar Diop.
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