Collector
Entre Crans-Montana et l’Italie, un lien historique qui souffre depuis le drame du premier janvier | Collector
Entre Crans-Montana et l’Italie, un lien historique qui souffre depuis le drame du premier janvier
Le Temps

Entre Crans-Montana et l’Italie, un lien historique qui souffre depuis le drame du premier janvier

Touristes milanais et travailleurs venus du sud ont écrit l’histoire singulière qui lie l’Italie au Haut-Plateau. Trois mois après la tragédie du Constellation, les membres de la communauté italienne se montrent sévères à la fois avec les autorités locales, qui ont failli, et les médias de la Péninsule, qui en ont rajouté Dans les couloirs de la rutilante Fondation Opale, à Lens, beaucoup parlent italien. Il y a aussi des accents très locaux. Presque tous se connaissent. La moyenne d’âge et le statut socioéconomique semblent plutôt élevés. C’est un dimanche soir de la fin mars. Environ 150 personnes sont venues écouter le physicien Federico Faggin, né à Vicenza et devenu légende de la Silicon Valley pour avoir inventé le microprocesseur. Payant, l’événement est organisé par l’association Amitalia, installée à Crans-Montana et destinée à promouvoir la culture italienne sur le Haut-Plateau. La salle est celle où les autorités valaisannes avaient livré de premières informations sur l’incendie du Constellation, dans la matinée du premier janvier. Les recettes du prochain événement, consacré au compositeur Antonio Vivaldi, seront versées aux victimes et à leurs proches. Pour le fondateur de l’association, Federico Romanelli Montarsolo, «les sensibilités des populations suisses et italiennes ont beaucoup souffert depuis cette tragédie». Ces liens étroits noués au fil des décennies expliquent partiellement pourquoi l’affaire a tourné à la crise diplomatique entre la Suisse et l’Italie. Six des 41 personnes qui ont perdu la vie à la suite de l’incendie étaient italiennes, ainsi qu’une dizaine des 115 blessés. Dans la Péninsule, la médiatisation du drame n’a jamais vraiment faibli depuis le début de l’année. Vers la fin janvier, au moment où le propriétaire du Constellation était libéré sous caution, le gouvernement de Giorgia Meloni rappelait son ambassadeur en Suisse, Gian Lorenzo Cornado. Il n’était pas présent sur le Haut-Plateau mercredi dernier, quand son pays a formellement rendu hommage «à toutes les victimes», trois mois après la catastrophe. Signe d’apaisement: le lendemain, après avoir rencontré des familles concernées, le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani a annoncé le retour du diplomate à Berne. La semaine précédente, une délégation du parquet de Rome avait pu accéder au dossier d’instruction pénale du Ministère public valaisan. Voir plus

Go to News Site