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Deuil à Fraternité Matin : Alexis Kramboh dort du sommeil des justes à Sahuyé | Collector
Deuil à Fraternité Matin : Alexis Kramboh dort du sommeil des justes à Sahuyé
Fraternité Matin

Deuil à Fraternité Matin : Alexis Kramboh dort du sommeil des justes à Sahuyé

La disparition d’Alexis Kramboh, ex-secrétaire de rédaction à Fraternité Matin, au petit matin du 17 mars 2026, à la clinique Danga, à Cocody, a jeté tout le monde dans une profonde consternation dans la Maison verte. Non seulement parce que tous commençaient à croire qu’il avait gagné la rude bataille à laquelle l’avait contraint la maladie depuis deux ans, mais surtout parce qu’il était d’un commerce agréable avec tous ses collègues.Pour son ultime voyage, le 4 avril, à Sahuyé, son village maternel, dans le département de Sikensi, ils ont été nombreux à s’être déplacés pour lui dire le dernier au revoir, soutenir la famille éplorée et se consoler mutuellement. Une équipe cohésive représentant tous les départements du groupe de presse, notamment la Direction du développement des rédactions (Ddr) à laquelle appartenait Alexis.La délégation avait à sa tête le responsable des ressources humaines, Mathias Kouassi. Elle a été accueillie dans une atmosphère pudique par la chefferie du village et la famille d’Alexis pour les traditionnels échanges de civilités et les libations devant le cercueil, avant l’enterrement.**media[275871]**Empreintes d’humanité, les discussions ont obéi à la culture abidji (peuple akan du Sud-est de la Côte d’Ivoire). Elles ont tourné autour de l’historique du recrutement d’Alexis à Fraternité Matin, d’anecdotes personnelles et professionnelles et de moments partagés avec le disparu. Très vite, l’ambiance lourde s’est quelque peu réchauffée par les souvenirs rappelés.La gratitude la famille éplorée« Vous l’avez fortement soutenu dans la maladie afin qu’il recouvre la santé, mais Dieu en a décidé autrement. Alexis était un garçon bien éduqué, travailleur et intéressant à vivre. Après son décès, vous lui avez rendu un vibrant hommage et ce matin encore, vous êtes venus pleurer avec nous. Nous vous sommes très reconnaissants pour cette marque d’amour envers votre collègue. Tout le village vous remercie », a dit, la gorge nouée, Antoine Akou N’Guessan, l’oncle d’Alexis.Puis, à 10h pile, lorsqu’a sonné la sirène du corbillard pour le départ au cimetière, l’atmosphère s’est de nouveau alourdie et une profonde tristesse s’est emparée de la foule en procession. Il y avait, en plus de ses parents et collègues, ses amis d’enfance et d’école. Si certains éclataient en sanglots, d’autres préféraient s’isoler en larmes et d’autres encore étaient consolés par de longues étreintes.La mise en terre de la dépouille a été faite dans ambiance digne et respectueuse suivant le rite évangélique, branche chrétienne à laquelle Alexis s’était converti dans les dernières années de sa vie.Il aurait eu 50 ans le 24 décembre prochain. Père d’un adolescent, il laisse derrière lui une concubine dévastée, une famille meurtrie et des collègues profondément attristés.Le 22 décembre prochain, cela aurait fait exactement 15 ans qu’il travaillait à Fraternité Matin. Recruté en tant que correcteur, il a été promu chef de service adjoint du service correction en 2023. Et un an après, en 2024, il a été promu secrétaire de rédaction, poste qu’il a occupé jusqu’à son décès.**media[275872]**De la nécessité des bilans de santé« C’est avec beaucoup de peine que je reste impuissant devant le départ de mon collaborateur, surtout qu’on peut dire qu’il était encore dans la fleur de l’âge », s’est ému Mathias Kouassi, avant de lancer un message aux agents de l’entreprise : « J’encourage tous les collaborateurs à participer aux bilans de santé que nous organisons chaque année. Cela permet de détecter en amont les maladies insoupçonnées et de les traiter avant qu’il ne soit trop tard comme cela a été le cas pour Alexis ».La veille de son enterrement, à Fraternité Matin où son cercueil a fait une escale, le cadre professionnel habituel s’est effacé pour laisser place à l’hommage. La cérémonie était à son image : chaleureuse et empreinte de sérénité, rassemblant de nombreux collègues unanimes dans la peine.Les hommages rendus ont souligné ses qualités professionnelles, son dévouement, son esprit d’équipe et sa bonne humeur. Des sourires s’immisçaient par moment dans les larmes pour évoquer des souvenirs joyeux.Ce fut un moment de communion solennelle, profondément humain où la frontière entre collègues et amis s’est estompée le temps d’une oraison funèbre.Envoyé spécial à Sikensi

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