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Sportivement : Haro sur le désordre !
Fraternité Matin

Sportivement : Haro sur le désordre !

Des fédérations qui n’existent que de nom. Certaines, sans agrément ni délégation du ministère des Sports... et ça organise des activités dans le pays, avec la complicité de la tutelle qui n’hésite pas à déléguer des représentants à toutes leurs activités. Mais que se passe-t-il ?Des pratiques qui, en d’autres lieux, sont considérées comme une abomination, ont désormais pignon sur rue. Ils ont compris qu’il faut se trouver des parrains avec qui on se partage la part de la parafiscalité de sa fédération (subvention trimestrielle aux fédérations), dans l’entourage du ministre, pour devenir intouchable.Sinon, comment comprendre ce qui se passe au judo, au rugby, au badminton, à la lutte, au canoë-kayak, au tennis de table, etc. ?Depuis l’année dernière, la Côte d’Ivoire n’a plus de fédération de judo. C’est un secret de polichinelle ; le président de cette fédération a convoqué une assemblée générale ordinaire, le 14 janvier 2024 et, ce même jour, a transformé cette assemblée générale ordinaire en assemblée générale extraordinaire pour modifier les statuts, notamment les conditions pour être candidat. Il lui est également reproché d’avoir introduit des clubs fictifs dans le collège électoral par la production de procès-verbaux de commissaire de justice.Les candidats potentiels à la présidence de la Fédération ivoirienne de judo, estimant que de tels comportement et agissements sont contraires aux statuts, ont saisi l’instance arbitrale du Comité national olympique.Faisant fi de la saisine de l’instance arbitrale, une autre assemblée générale extraordinaire, encouragée par des agents du ministère des Sports, a été organisée, le 16 novembre 2024, pour modifier les statuts et règlement intérieur, élire le président de la fédération, les membres du comité directeur et les commissaires aux comptes.L’instance arbitrale composée de magistrats, de professionnels de droit, a annulé l’assemblée générale du 14 janvier 2024 et celle du 16 novembre 2024.De sorte qu’aujourd’hui, la Fédération ivoirienne de judo, qui n’est dotée d’aucun statuts et règlement intérieur, n’a ni président ni comité directeur. Dernièrement, le ministre a mis sur pied un comité bipartite pour résoudre ce problème institutionnel. Mais le président dont l’élection est annulée continue de se comporter comme tel.Comment un président de la fédération de rugby pris en flagrant délit de détournement de fonds destinés au développement de la discipline peut-il être adoubé par la tutelle ? Il a utilisé le chèque de la Fédération pour l’acquisition d’un véhicule personnel.Ce chèque étant revenu impayé pour défaut de provision, le propriétaire du véhicule a déposé plainte contre lui.Le 9 mars 2026, les membres actifs ont déposé plainte contre le président pour détournement de fonds. Et ils demandent sa démission.Le badminton, lui, ne mérite même pas d’être appelé fédération nationale. C’est une Ong pilotée par les membres d’une même famille (Monsieur, madame et enfant).La fédération de badminton ne remplit pas les conditions fixées par la loi 2014 relative au sport et l’ordonnance 2024 relative à l’organisation la Société civile. Et il se trouve des avocats, dans tous les départements du ministère des Sports, pour défendre leur cause.Le comble, c’est ce soi-disant championnat d’Afrique de tennis de table qui a eu lieu du 26 au 28 mars 2026, au Palais des Sports de Treichville. Tous les participants, ou presque, résident à Abidjan.On prend des ressortissants de pays africains résidant à Abidjan qu’on habille aux couleurs de leur pays d’origine pour organiser un championnat dit d’Afrique. Et l’on se rend compte, au final, que nos athlètes ne progressent pas.Pis, toutes ces fédérations qui font du bruit dans le pays ont un dénominateur commun : vendre l’illusion et se sucrer sur le dos du sport.Heureusement que le ministre Adjé Silas Metch, depuis sa titularisation par le Président Alassane Ouattara, a décidé d’y voir clair. Ce n’est pas pour rien qu’il a placé l’année 2026 sur le thème : « Tous mobilisés pour le rayonnement du sport au service d’une Grande Côte d’Ivoire ».Pour que le sport rayonne, il faut des dirigeants, des encadreurs et des athlètes de qualité.

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