Mediacongo
Le débat revient, presque comme une urgence différée. Alors que l’Est de la République démocratique du Congo reste sous pression sécuritaire entre la rébellion de l’AFC/M23 et les attaques persistantes des ADF, Kinshasa rouvre un chantier hautement sensible : celui des réformes électorales. À deux ans des échéances de 2028, la machine politique se remet en mouvement, et avec elle, les lignes de fracture. Au cœur de cette séquence : une proposition de loi déposée à l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo par le député Meschack Mandefu Muela. Derrière ce texte, une ambition affichée : refonder en profondeur le fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Mais à y regarder de plus près, c’est toute l’architecture de la gouvernance électorale qui est interrogée. Premier choc : la suppression pure et simple de l’Assemblée plénière de la CENI. Jugée « pléthorique » et « budgétivore », cette structure est accusée de peser lourdement sur les finances publiques sans réelle plus-value opérationnelle. En ligne de mire, un modèle jugé inefficace, où chaque membre bénéficie d’un rang équivalent à celui de vice-ministre. L’argumen
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