Le Temps
Le 1er avril, le Conseil fédéral a discrètement lancé la procédure de consultation pour appliquer EFAS, le financement uniforme des prestations de santé, réforme importante du système de santé acceptée par le peuple en novembre 2024. Mais le projet correspond-il vraiment à ce que les citoyens ont voté? Eléments de réponses Imaginez une maison dont le toit fuit depuis tellement longtemps que personne ne sait plus exactement d’où proviennent les fuites, ni combien elles coûtent réellement. Chacune d’entre elles entraîne une réparation, puis une autre, et avant même que vous ne compreniez l’origine du problème, la facture explose. C’est un peu ce qui se passe avec notre système de santé aujourd’hui. A force de bricolages, de financements croisés entre cantons, hôpitaux et assureurs, l’ensemble est devenu labyrinthique, coûteux et parfois incohérent. La réforme EFAS – pour financement uniforme des prestations – a été acceptée par le peuple en novembre 2024 et le Conseil fédéral a lancé, en catimini, la mise en œuvre du projet le 1er avril. Censée colmater ces fuites, la réforme comporte néanmoins un risque structurel: déplace-t-elle le problème simplement ailleurs? Pour comprendre la problématique, assez technique, il faut se pencher un peu sur l’organisation actuelle du financement des soins. Les cantons se chargent surtout des prestations hospitalières, dites stationnaires. Les assureurs s’occupent des prestations ambulatoires, sans séjour hospitalier. Le stationnaire est financé à au moins 55% par les cantons et 45% par les assureurs. L’ambulatoire est majoritairement à la charge de l’assurance obligatoire des soins (AOS), donc des primes maladie. Voir plus
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