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Huai Jinpeng, un ministre accueilli les bras ouverts et avec quelques interrogations sur l’espionnage chinois | Collector
Huai Jinpeng, un ministre accueilli les bras ouverts et avec quelques interrogations sur l’espionnage chinois
Le Temps

Huai Jinpeng, un ministre accueilli les bras ouverts et avec quelques interrogations sur l’espionnage chinois

Depuis plusieurs années, le Service de renseignement de la Confédération met en garde contre l’espionnage chinois, y compris en milieu académique. La Suisse reste pourtant très ouverte aux collaborations avec Pékin, comme en atteste la récente visite de son ministre de l’Education. Un travail d’équilibriste défendu par les chercheurs Huai Jinpeng est l’un des 205 membres permanents du 19e Comité central du Parti communiste chinois, l’instance suprême du pouvoir à Pékin. Le 23 mars, celui qui est par ailleurs ministre de l’Education était reçu à Berne par son homologue et président de la Confédération, Guy Parmelin, pour une visite de courtoisie axée sur le thème de la formation professionnelle. La veille, ce diplômé en informatique était de passage à l’EPFZ, et le lendemain à l’EPFL et à l’Université de Genève. Un déplacement de trois jours qui atteste de liens très développés entre la Suisse et la Chine dans le domaine académique. Mise en veilleuse durant la lutte contre le covid, cette coopération devrait être redynamisée. C’est du moins le souhait de Pékin. Après sa rencontre avec le conseiller fédéral, Huai Jinpeng prenait la route de Renens pour visiter le «hub d’innovation» UniverCité, créé par la Fondation Inartis, où il a été accueilli par les autorités vaudoises. Après un échange de cadeaux avec la ministre de l’Economie, Isabelle Moret, le représentant du Comité central a fait un exposé devant une petite salle de représentants du monde de la recherche et de l’économie. Dans sa présentation intitulée «Haute éducation: opportunités et défis», il a fait part des ambitions chinoises en matière d’innovation, thème central du 15e plan quinquennal tout juste adopté par le parlement chinois. Son but: faire de la Chine un leadeur des nouvelles technologies, des sciences de la vie au quantique en passant par l’intelligence artificielle d’ici à 2035. Voir plus

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