Europe 1
Dans le 19e arrondissement de Paris, la ligne T3b est devenue le théâtre quotidien de scènes de déchéance. Entre rames enfumées et quartiers assiégés par les toxicomanes, les riverains et commerçants crient leur détresse face à une insécurité galopante. Les portes du tramway s’ouvrent, à l’intérieur, une faune de zombies. Sur la ligne T3b, entre la Porte de la Chapelle et la Porte de la Villette, le trajet n’a plus rien d’une simple formalité urbaine. C’est une plongée dans une "zone de non-droit" mobile. À bord, l'air est parfois saturé par l'odeur âcre des pipes à crack, allumées au milieu des familles et des travailleurs. Les passagers croisent des silhouettes hagardes, aux joues creusées et au regard vide. Pour Faouzi, habitant du quartier, la situation est devenue psychologiquement insupportable, surtout pour ses enfants. "Ma fille en venait à rallonger son trajet pour éviter le tram et aller au lycée en...
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