Mediacongo
Quand l’émotion politique remplace la statistique publiqueÀ chaque drame médiatisé, le même réflexe surgit.L’émotion collective se propage.Les réseaux sociaux s’embrasent.L’indignation devient virale.Et presque mécaniquement, certains responsables politiques transforment le choc d’un fait divers en preuve supposée d’un effondrement généralisé de la sécurité nationale. Cette dérive intellectuelle est dangereuse. Elle est dangereuse parce qu’elle confond l’émotion avec la démonstration, la perception avec la statistique, et l’événement avec la tendance.Oui, la République démocratique du Congo fait face à de graves défis sécuritaires. Oui, l’Est du pays demeure confronté à une insécurité armée chronique dont les causes sont connues, documentées, identifiées et largement géopolitiques. Mais non, cela ne signifie pas que l’ensemble du territoire national serait objectivement assimilable à un espace de criminalité généralisée. Ce raccourci est scientifiquement faux. Et politiquement irresponsable. Le piège classique : amalgamer guerre à l’Est et criminalité nationale
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