Fraternité Matin
Une réforme de la Constitution camerounaise approuvée le 4 avril par le Parlement réinstaure le poste de vice-président, dont la nomination reviendra au chef de l’Etat. Cet aspect est critiqué par les différentes voix d’opposition, qui craignent une "dérive monarchique" du pouvoir. Sur les réseaux sociaux, une rumeur prétend en effet que le président Paul Biya aurait signé le jour même un décret nommant son fils Franck Emmanuel Biya à cette fonction. Mais le document qui circule en ligne est un faux, constate-t-on grâce à plusieurs incohérences. Des autorités camerounaises ont par ailleurs démenti cette infox : aucun vice-président n’a été nommé pour le moment..Le président camerounais Paul Biya, à la tête du pays depuis 1982, est considéré comme le doyen des chefs d’Etat dans le monde. Du fait de ses 93 ans, son état de santé et sa succession en cas de décès dans l’exercice de ses fonctions inquiètent.Le 4 avril 2026, une réforme de la Constitution camerounaise réintroduisant le poste de vice-président, qui aurait la charge de diriger le pays en cas de vacance du pouvoir, a été adoptée à une large majorité au Parlement, dominé par la majorité présidentielle (dépêche AFP archivée ici).Le texte, en attente de promulgation et dont l’AFP a eu copie, prévoit que ce vice-président soit nommé par le chef de l’État, ce qui a provoqué une levée de bouclier des oppositions, qui y voient une manoeuvre pour installer aux portes du pouvoir la personne qui sera considérée comme le dauphin de M. Biya.Lire la suite
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