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Le FMI révise ses prévisions mondiales à la baisse : Croissance ralentie et risques multiples
Dakaractu

Le FMI révise ses prévisions mondiales à la baisse : Croissance ralentie et risques multiples

Le Fonds monétaire international (FMI) a publié ses dernières projections de croissance mondiale, peignant un tableau nuancé de l’économie planétaire pour les trois prochaines années. Selon les prévisions de référence de l’institution de Bretton Woods, la croissance mondiale devrait s’établir à 3,4 % en 2025, avant de reculer à 3,1 % en 2026, puis de se redresser légèrement à 3,2 % en 2027. Ces chiffres témoignent d’une dynamique mondiale en deçà de son potentiel historique. Les disparités régionales restent frappantes. La Chine maintient un rythme soutenu avec 5,0 % de croissance attendue en 2025, même si le FMI anticipe une décélération progressive à 4,4 % en 2026, puis 4,0 % en 2027. L’Afrique subsaharienne affiche également des perspectives robustes, autour de 4,5 % en 2025, avant de se stabiliser à 4,3 % puis 4,4 % sur les deux années suivantes. Les économies avancées, en revanche, évoluent à un rythme nettement plus lent. Les États-Unis tablent sur une croissance de 2,1 % en 2025 et 2,3 % en 2026, tandis que la zone euro ne dépasserait pas 1,4 % cette année, puis 1,1 % et 1,2 % les années suivantes. La France, de son côté, stagne à 0,9 % sur l’ensemble de la période 2025–2027, une trajectoire plate qui traduit les difficultés structurelles persistantes de la première économie de la zone franc. Un tableau d’ensemble assombri par des risques baissiers Le FMI identifie plusieurs facteurs susceptibles de dégrader sensiblement ces projections. Au rang des risques négatifs figurent les tensions géopolitiques, dont l’escalade pourrait désorganiser les chaînes d’approvisionnement et peser sur la confiance des investisseurs, l’accroissement des dettes souveraines et des déficits budgétaires dans de nombreuses économies, et les attentes excessives liées à l’intelligence artificielle, dont les retombées économiques concrètes demeurent incertaines à court terme. Des leviers de rebond possibles À l’inverse, le Fonds identifie plusieurs facteurs positifs pouvant soutenir la trajectoire mondiale : les gains de productivité induits par l’intelligence artificielle, un apaisement des tensions commerciales entre grandes puissances, et la volonté de certains gouvernements de conduire des réformes structurelles de fond. Pour les économies africaines, dont le Sénégal, ces projections offrent un environnement relativement favorable, porté par une demande intérieure dynamique. Elles restent néanmoins conditionnées à la stabilité des cours des matières premières, au maintien des flux de financement extérieur et à la capacité des États à maîtriser leur trajectoire budgétaire. www.dakaractu.com

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