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Une affaire aux allures de drame familial secoue la juridiction de Mbour . Un commandant de bord sénégalais, El Hadji M. Mbaye, est poursuivi pour violences conjugales, voies de fait et menaces de mort sur son épouse française, A.S. Maheu. Le tribunal de grande instance rendra son verdict le 28 avril 2026. Un mariage de 20 ans qui implose Après deux décennies de vie commune et trois enfants, le couple, déjà en instance de divorce depuis 2023, semble avoir atteint un point de rupture irréversible. Les faits reprochés remontent au 17 janvier dernier, dans la ferme familiale située à Guéréo, non loin de Mbour . Ce jour-là, le pilote affirme être venu simplement s’enquérir de ses biens et de ses employés. Mais la situation dégénère rapidement lorsqu’il découvre que son épouse occupe une chambre qu’il considère comme la sienne. Une dispute qui vire à la violence Selon la plainte déposée par A.S. Maheu, la dispute prend une tournure brutale. Le commandant de bord aurait commencé par jeter les effets personnels de son épouse hors de la maison. Face à la résistance de celle-ci, il aurait arraché un téléviseur du mur pour le projeter vers elle. Le geste aurait pu être dramatique sans l’intervention rapide de leur fille de 17 ans, qui parvient à intercepter l’appareil à temps. Mais l’escalade ne s’arrête pas là. Toujours selon la partie civile, le prévenu aurait saccagé les affaires de la famille avant de proférer des menaces de mort explicites. L’arme de trop La tension atteint son paroxysme lorsque le pilote aurait brandi un fusil pour intimider le garde du corps de son épouse, présent sur les lieux. Il lui aurait ordonné de quitter la propriété, refusant de partager son domicile avec un “inconnu”. Alertés par les cris, les employés de la ferme interviennent, mettant fin à une scène décrite comme chaotique et traumatisante. Deux versions irréconciliables À la barre, El Hadji M. Mbaye conteste fermement les accusations. Il affirme n’avoir fait que défendre ses droits de propriétaire et nie toute intention de violence grave. Face à lui, A.S. Maheu dresse le portrait d’un homme “violent et imprévisible”, évoquant des menaces récurrentes depuis plusieurs mois. Visiblement éprouvée, elle réclame 10 millions de FCFA de dommages et intérêts. Verdict attendu Le procureur de la République a requis l’application stricte de la loi, sans détailler la peine. Le tribunal, après avoir accordé une liberté provisoire au prévenu, a mis l’affaire en délibéré au 28 avril 2026. www.dakaractu.com
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