Le Temps
A Zurich, la capture et l’abattage en pleine rue de plusieurs pigeons ont surpris quelques passants la semaine dernière. Toutes les villes ne procèdent toutefois pas de la même manière pour limiter la prolifération du volatile. Tour d’horizon des pratiques, entre pigeonniers et amendes Il fiente, salit et cause des dégâts un peu partout dans les villes. Le pigeon est une plaie pour de nombreuses municipalités suisses, qui mettent en place différentes mesures pour réguler la prolifération de ces volatiles. A Zurich, l’intervention des gardes-chasses a provoqué la stupeur de certains habitants, qui se sont même demandé si l’intervention était bien du fait des autorités. Une vidéo publiée par 20 Minutes , qui a fait le tour des réseaux, montre ainsi la capture dans une grande cage en fer de plusieurs oiseaux devant la gare de Stadelhofen, en plein cœur de la plus grande ville de Suisse. Ils ont ensuite été abattus sur place, puis emmenés dans des sacs-poubelles. La ville confirme en effet procéder à l’éradication d’une partie de la population des plusieurs milliers de pigeons biset qui peuplent rues, parcs et interstices des immeubles zurichois. Si la mesure semble choquer une partie des amoureux des animaux, elle est pourtant nécessaire pour limiter les déjections de ces nuisibles à plumes. Au total, c’est plus de 80 tonnes de fientes accumulées annuellement, estime la municipalité . Elle précise aussi qu’outre la pollution visuelle, il s’agit d’un problème de salubrité et de santé publique: les fientes «peuvent endommager les façades et les maçonneries, et mettre en danger les équipements techniques. De plus, une quantité importante de [déjections] représente un risque sanitaire, notamment pour les enfants, les personnes malades et les personnes âgées». Ces crottes provoquent des risques d’infection par des virus, la salmonelle et d’autres bactéries. Voir plus
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