Mediacongo
La scène est saisissante. Alors que Kinshasa s’apprête à accueillir un premier contingent de migrants expulsés des États-Unis dans le cadre d’un accord bilatéral, un autre mouvement, plus discret mais tout aussi révélateur, s’intensifie : celui des Congolais qui quittent le pays pour chercher refuge ailleurs, notamment en Belgique. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En l’espace de deux ans, les demandes d’asile de ressortissants congolais en Belgique ont doublé, passant d’environ 1 250 en 2023 à près de 2 500 en 2025. La dynamique ne faiblit pas en 2026, avec déjà plus de 450 demandes enregistrées au premier trimestre. Derrière ces statistiques, une réalité persistante : une part croissante de la population congolaise continue de percevoir l’exil comme une voie d’amélioration de ses conditions de vie. Ce double mouvement – accueillir des migrants refoulés tout en voyant ses propres citoyens partir – met en lumière un paradoxe profond. D’un côté, la République démocratique du Congo se positionne comme partenaire des politiques migratoires occidentales, acceptant de recevoir des personnes expulsées, parfois sans lien direct évident avec le pays. De l’autre, elle peine
Go to News Site