Le Temps
Depuis l’aire d’arrivée, on ne voit que les derniers hectomètres et l’après-course. C’est suffisant pour en appréhender la dimension particulière, entre performance sportive et aventure humaine, avant la seconde vague de départs ce vendredi soir Verbier se réveille ce jeudi matin sous un ciel gris, mais la monotonie qui s’annonce est brisée par des éclats de voix crachées de haut-parleurs disposés le long de la route. Des skieurs, lattes et bâtons en mains, bottes rigides aux pieds, arrivent. Par groupe de trois, ils courent. Non pas vers les télécabines, mais en suivant la pente et le bitume. Ils descendent et les clameurs montent. Ils en finissent avec la Patrouille des glaciers. Partis dans la nuit de mercredi à jeudi de Zermatt pour le grand parcours (58 km) ou d’Arolla pour le petit tracé (30 km tout de même), les premiers en ont terminé au petit matin. Les arrivées se sont ensuite succédé jusqu’en début d’après-midi, alors que le soleil avait enfin percé le plafond nuageux et donné à l’ensemble cet air de fête qui convenait au moment. Voir plus
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