Dakaractu
À Mbour, une nouvelle affaire d’escroquerie liée à l’émigration vient d’éclater, mettant en lumière les dérives persistantes autour des promesses de visas. Le 24 mars 2026, H. Diallo a été présentée au procureur du Tribunal de grande instance, accusée d’avoir soutiré près de cinq millions de FCFA à deux candidats au départ, en échange de visas qui ne se sont jamais matérialisés. Le rêve canadien transformé en cauchemar Tout démarre le 16 mars 2026, lorsque A. Dioh dépose plainte au commissariat. Il réclame le remboursement de trois millions de FCFA versés à H. Diallo pour l’obtention d’un visa canadien. D’après ses déclarations, il aurait été mis en contact avec la suspecte par un ami, A. Pène, qui lui aurait vanté les “services” de cette dernière. Convaincu par la promesse, il accepte de verser une avance, contre décharge, pour un délai annoncé de deux mois. Mais le temps passe sans aucune nouvelle. Ni visa, ni remboursement. Une suspecte qui reconnaît… mais se défausse Face aux enquêteurs, H. Diallo ne nie pas les faits. Elle reconnaît avoir encaissé l’argent, mais affirme n’être qu’une simple intermédiaire. Selon elle, le véritable cerveau de l’opération serait un certain “Mohamed”, dont elle dit ne pas pouvoir fournir l’identité ni l’adresse. Elle évoque seulement deux numéros de téléphone, aujourd’hui inactifs. Un récit jugé fragile, qui n’a pas convaincu les enquêteurs. La mise en cause explique avoir rencontré cet homme alors qu’elle cherchait elle-même à rejoindre son mari en Espagne. Il lui aurait alors proposé de recruter des clients pour des démarches de visas. Une seconde victime sort de l’ombre L’affaire prend une autre dimension avec l’apparition d’un second plaignant. M.M. Diop, ami de A. Dioh, se présente spontanément au commissariat le jour même de l’audition de H. Diallo. Il affirme avoir versé deux millions de FCFA pour un visa américain… sans résultat. Confrontée aux deux victimes, H. Diallo reconnaît également cette transaction. Une promesse de remboursement peu crédible Acculée, la suspecte propose de rembourser les sommes perçues après la vente d’une parcelle qu’elle posséderait en Guinée. Une promesse rejetée par les plaignants, qui jugent cette solution incertaine et tardive. Au terme de la procédure, H. Diallo a été déférée devant le procureur pour association de malfaiteurs et escroquerie au visa. Une affaire qui pourrait s’élargir L’enquête est loin d’être terminée. H. Diallo affirme avoir déjà permis à trois clients d’obtenir des visas Schengen. Mais à ce stade, aucune preuve n’a été fournie pour attester de la véracité de ces déclarations. www.dakaractu.com
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