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D’Oberrieden à Morges, itinéraire du Seekuh, le bateau broute-algues le plus aimé de Zurich | Collector
D’Oberrieden à Morges, itinéraire du Seekuh, le bateau broute-algues le plus aimé de Zurich
Le Temps

D’Oberrieden à Morges, itinéraire du Seekuh, le bateau broute-algues le plus aimé de Zurich

Surnommé la «vache de mer», ou lamantin, par les Zurichois, le navire faucardeur du canton prend sa retraite après quarante ans de travail, car plus suffisamment utilisé. La station d’épuration de Morges est venue le récupérer mercredi à Oberrieden pour lui offrir une seconde vie dans le Léman Le Seekuh n’est pas loin de la retraite à taux plein. Après plus de quarante ans de bons et loyaux service à brouter les algues du lac de Zurich, le bateau faucardeur turquoise, vraie vedette des flots par ici, va finir sa vie dans les eaux du Léman. Mercredi matin, les employés du service cantonal d’entretien des voies navigables étaient rassemblés à Oberrieden pour un dernier hommage à leur grosse machine de 8 tonnes, bardée comme une mariée de rubans aux couleurs des armoiries du canton. Ils la mitraillent pour emporter un dernier souvenir, pendant que la bête, immobile, prend la pose, en attendant d’être délicatement treuillée sur un semi-remorque. Trop vieux pour accomplir sa tâche, le sécateur lacustre? Pas vraiment. Il a beau avoir 42 ans de besogne et des centaines de tonnes de Potamogéton (genre de plantes à fleurs aquatiques) récolté au fond du lac au compteur, il a encore de l’énergie à revendre. C’est surtout qu’il ne sert plus, ou quasiment plus. Lors de sa mise en service en 1984, il assurait environ six semaines de tonte annuelle durant la période estivale. Mais depuis la fin du siècle dernier, le lac souffre de moins en moins d’eutrophisation, soit de surfertilisation liée à une accumulation de nutriments qui favorisent la pousse des plantes. Les stations d’épuration sont plus performantes, la lessive des Suisses ne contient plus de phosphate depuis 1986. Résultat: des fonds lacustres de plus en plus glabres, et un Seekuh – littéralement «vache de mer», ou lamantin – de moins en moins rentable. L’année dernière, il n’a effectué que deux jours de travail. Voir plus

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