Le Temps
Alors que l’entretien du réseau ferroviaire accumule d’importants retards, l’Union des transports publics intervient dans le débat sur Transports’45. Ce vendredi, l’organisation appelle à orienter les priorités vers la maintenance et le renouvellement des infrastructures existantes, avant de lancer de nouveaux grands projets d’extension L’entretien du réseau ferroviaire suisse ne cesse de prendre du retard. Il se chiffre à 9,5 milliards de francs pour les seuls CFF, en augmentation de 1 milliard (+ 12%). D’autres compagnies sont concernées, comme les Chemins de fer rhétiques (RhB). Résultat: les chantiers se multiplient, ainsi que les interventions en urgence, ce qui provoque tout autant de perturbations du trafic. Aujourd’hui, l’Union des transports publics (UTP) tire la sonnette d’alarme: la priorité doit être dorénavant mise sur l’entretien et le renouvellement des infrastructures actuelles, avant de lancer de nouvelles extensions. Tel est en résumé le message que l’UTP a voulu transmettre dans sa prise de position sur le projet Transports’45, rendue publique ce vendredi. Pour rappel, Transports’45 désigne le vaste processus lancé en janvier 2025 par le conseiller fédéral Albert Rösti, avec l’objectif de fixer les grandes lignes de l’aménagement des infrastructures de transport d’ici à 2045. Basé sur un rapport commandé au professeur de l’EPFZ Ulrich Weidmann, il fait l’objet depuis des mois d’une intense agitation politico-médiatique. Alors que le message final du Conseil fédéral est attendu pour le mois de juin, chaque région du pays cherche à tirer leur épingle du jeu et tente d’imposer ses priorités. La Suisse romande espère voir se réaliser le tunnel Morges-Perroy ou la ligne directe Neuchâtel-La Chaux-de-Fonds. De leur côté, Bâle et Lucerne rêvent de nouvelles gares, alors que certaines réalisations suscitent de larges controverses, à l’image du tunnel du Grimsel. Voir plus
Go to News Site