Le Temps
La métropole horlogère a connu un grand essor à la suite de la Seconde Guerre mondiale et compte de nombreux bâtiments construits entre 1945 et 1975. L’association Glorieux Héritages veut sauver ce patrimoine aujourd’hui menacé par l’usure du temps et un certain désamour de la population Qu’ont en commun le Musée international d’horlogerie, les tribunes du stade de La Charrière ou encore le Lycée Blaise-Cendrars? Tous se trouvent à la Chaux-de-Fonds, et chacun reflète à sa manière les courants architecturaux des Trente Glorieuses. Le comité de la nouvelle association Glorieux Héritages (GH) entend mettre en valeur ces édifices – et bien d’autres – construits entre 1945 et 1975. Ceci dans l’espoir de les élever au même rang de reconnaissance que l’urbanisme horloger ou l’Art nouveau, déjà très caractéristiques de la métropole des Montagnes neuchâteloises. «Ce patrimoine est peu connu, mal aimé, voire détesté, alors qu’il constitue 30% des bâtiments de la ville», constate l’architecte Boris Evard, président de l’association. Il témoigne pourtant d’une période faste pour La Chaux-de-Fonds: «Les années d’après-guerre sont celles du renouveau économique, avec une volonté de passer à autre chose. Cela se ressent dans une architecture plus débridée et une dynamique de construction très forte, en particulier dans le quartier des Forges, à l’ouest de la ville, où se sont rapidement installées les communautés étrangères.» Voir plus
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