Le Temps
Le Conseil d’Etat vaudois a acté, ce vendredi, la rupture quasi définitive avec Valérie Dittli, après la remise du rapport d’enquête accablant de l’ancien juge cantonal Jean-François Meylan. L’investigation révèle que la ministre a menti à ses collègues et dissimulé l’existence d’une convention liée à l’octroi de mandats publics «disproportionnés» pour solder un litige privé Le verdict est tombé, sec et sans appel, comme un couperet sur la nuque d’une carrière politique que l’on disait prometteuse. Vendredi après-midi, dans une salle de presse du Château de Lausanne à l’atmosphère pesante, le Conseil d’État in corpore – ou presque, puisque l’intéressée était récusée – a acté ce que beaucoup pressentaient depuis des mois: la confiance envers Valérie Dittli, cheffe du Département de l’agriculture, de la durabilité et du climat et du numérique (DADN), est «entamée» et sera «difficile à rétablir». Ce désaveu public fait suite à la remise du rapport d’enquête de Jean-François Meylan, ancien président du Tribunal cantonal. Ce document de 35 pages met en lumière un système de gestion opaque, des silences calculés et, surtout, des mensonges répétés face à ses propres collègues du gouvernement. Voir plus
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