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«La nouvelle politique agricole fédérale, c’est la mort d’un pays»: à Chavannes-sur-Moudon, chronique d’une petite paysannerie qui souffre | Collector
«La nouvelle politique agricole fédérale, c’est la mort d’un pays»: à Chavannes-sur-Moudon, chronique d’une petite paysannerie qui souffre
Le Temps

«La nouvelle politique agricole fédérale, c’est la mort d’un pays»: à Chavannes-sur-Moudon, chronique d’une petite paysannerie qui souffre

Eric Duc travaille la terre et fait paître ses bêtes sur 15 hectares dans la Broye vaudoise. Il s’inquiète de la PA30+, qui pourrait faire disparaître plus de 2000 petites fermes à travers le pays. Il estime le travail des petites exploitations vital pour le pays. Le gouvernement entend professionnaliser davantage le secteur En plein mois d’avril, il fait radieusement beau dans la Broye vaudoise. Les champs de colza scintillent d’un vibrant jaune. Quelques vaches indolentes paissent, le regard dans le vague sous un ciel sans nuage. Les collines ondulent à perte de vue et, en plissant les yeux, on peut même apercevoir au loin les sommets encore enneigés des Préalpes fribourgeoises. Un concentré de Suisse et un décor de carte postale si cliché qu’il pourrait figurer dans un catalogue de Suisse Tourisme. Mais derrière ce paysage idyllique se joue un drame invisible. Celui d’une petite paysannerie qui se meurt doucement, nouveau plan de politique fédérale agricole après nouveau plan de politique fédérale agricole. Un bob La Liberté vissé sur le crâne, Eric Duc met sur pause sa journée pour nous présenter son exploitation agricole sise à Chavannes-sur-Moudon. Poignée de main solide. Il commence la visite par l’étable. La plupart des bêtes sont de sortie, mais reste Julius, un solide taureau, et une vache. «Elle n’a pas de nom, je l’appelle «la vieille» tout simplement, sourit-il. Je ne leur donne pas toujours des noms. J’essaie de ne pas trop m’attacher, c’est toujours difficile quand on doit ensuite les tuer.» Voir plus

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