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«Dès qu’on n’arrivait plus à se comprendre, on finissait sous la couette»: coucher avec quelqu’un d’un autre bord politique que soi | Collector
«Dès qu’on n’arrivait plus à se comprendre, on finissait sous la couette»: coucher avec quelqu’un d’un autre bord politique que soi
Le Temps

«Dès qu’on n’arrivait plus à se comprendre, on finissait sous la couette»: coucher avec quelqu’un d’un autre bord politique que soi

Cette semaine, on s’intéresse à ce que les divergences de vote ou d’opinions politiques font à la vie intime Que font les différences politiques à la vie conjugale et sexuelle? Le caractère irréconciliable de certaines oppositions idéologiques a-t-il une incidence sur nos choix de partenaires ou sur le déroulement de nos vies intimes? Alexis*, comédien genevois trentenaire, est sorti, de ses 18 à ses 21 ans, avec une femme «à l’opposé politiquement» de lui. Lui a toujours voté à gauche ou écologiste en fonction des référendums et des initiatives populaires, tandis qu’elle votait à droite (PLR), voire pour la droite dure (UDC). Ils n’étaient d’accord sur presque rien et pourtant, ils sont restés ensemble pendant trois ans. L’une des raisons était que cette conflictualité allait de pair avec une forme d’attraction charnelle. «On se plaisait, je la trouvais magnifique, mais à chaque fois qu’elle ouvrait la bouche, je ne comprenais pas pourquoi elle pensait comme ça. C’étaient des débats incessants sur l’économie, l’écologie, l’immigration ou les retraites. Paradoxalement, c’était excitant, parce qu’on parlait beaucoup et que, dès qu’on n’arrivait plus à se comprendre, on finissait sous la couette, raconte Alexis. Ça se passait très bien de ce point de vue-là, donc je pense que cette entente sexuelle créait une sorte d’équilibre. Bien que l’on soit aux antipodes sur beaucoup de sujets, j’avais une sorte de tendresse pour elle, parce qu’elle est très intelligente, parce qu’on était jeunes et que je me disais qu’elle pouvait encore changer.» Voir plus

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