Collector
Dans le val d’Anniviers, un vote sur l’aménagement du territoire en forme de test pour les communes des montagnes valaisannes | Collector
Dans le val d’Anniviers, un vote sur l’aménagement du territoire en forme de test pour les communes des montagnes valaisannes
Le Temps

Dans le val d’Anniviers, un vote sur l’aménagement du territoire en forme de test pour les communes des montagnes valaisannes

Ce lundi, les citoyens d’Anniviers se prononceront sur un plan de zones qui doit leur permettre de se mettre en conformité avec le droit fédéral. Les propriétaires devraient y perdre 87 hectares de terres constructibles. Ils semblent résignés. Pareil exercice attend de nombreuses communes de la région Sur ses terres, face à la pente, Simon lâche: «Ça me fait mal et je suis fâché.» Son épouse Maggy ajoute: «Le plus dur, c’est qu’on ne peut rien y faire.» Les deux retraités vivent dans un chalet isolé, au-dessous de la station de Grimentz, dans le val d’Anniviers. Bientôt, les 8000 m² de terrain constructible qui surplombent le bâtiment devraient être dézonés, et redevenir agricoles. «J’aurais aimé garder 2000 mètres pour que ma fille puisse construire quelque chose, soupire Simon. Si j’avais compris le danger plus tôt, j’aurais fait autrement.» Né dans le village et aujourd’hui âgé de 72 ans, il a acheté les lieux il y a une trentaine d’années, avec son père. Daté de 1888, le chalet de bois devrait se retrouver en dehors des zones à bâtir. Pour Simon, «il va perdre de la valeur et il sera compliqué de l’agrandir ou de le rénover». L’affaire agite toute la vallée. Réunie en assemblée primaire ce lundi soir 27 avril, la population d’Anniviers se prononcera sur un nouveau plan d’affectation des zones (PAZ). Il doit permettre à la commune d’être en conformité avec la loi sur l’aménagement du territoire (LAT), acceptée par le peuple suisse en 2013. Dans la région, près de 87% des citoyens avaient voté non. Au total, ce sont 87 des 327 hectares de terres constructibles d’Anniviers qui doivent être déclassés. De nombreux propriétaires y perdront de l’argent. Le nouveau plan a suscité plus de 200 oppositions, dont celle de Simon; 166 d’entre elles sont encore pendantes. L’assemblée de lundi s’annonce tendue. Simon promet: «J’y serai pour dire ce que je pense, mais à la fin, je voterai oui. Nous n’avons pas le choix. Si le canton reprend le dossier, ce sera encore pire.» Voir plus

Go to News Site