Mediacongo
La motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemin Shabani, met en lumière les tensions politiques persistantes autour de la gestion de la sécurité publique. Mais au-delà des débats sur les responsables, le problème demeure structurel : la Police nationale congolaise fait face à un déficit chronique de financement et de professionnalisation. Malgré la promulgation, en juillet 2025, de la loi de programmation de la réforme de la PNC pour la période 2026-2030, qui prévoit un budget estimé à 2,55 milliards USD, les financements tardent à se concrétiser. Faute de décaissements effectifs, les projets de modernisation, d’équipement et de formation peinent à se matérialiser, ralentissant la mise en œuvre de réformes pourtant jugées prioritaires. Les ambitions affichées, notamment le recrutement de 90 000 policiers et la construction de nouvelles infrastructures, restent conditionnées à la disponibilité des ressources financières. En l’absence de moyens suffisants, la police demeure confrontée à des défis majeurs : sous-équipement, insuffisance de formation et faibles capacités opérationnelles. Autant de facteurs qui affectent sa crédi
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