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A l’Organisation internationale du travail, Washington s’aligne sur Moscou et Pékin pour contrer les Européens
Le Temps

A l’Organisation internationale du travail, Washington s’aligne sur Moscou et Pékin pour contrer les Européens

Un nouvel axe Russie-Chine-Etats-Unis tente d’amender un texte des Européens sur l’Ukraine lors d’une réunion de l’Organisation internationale du travail à Genève. En vain. On assiste à un schisme entre le gouvernement et les représentants des employés et des employeurs américains Le 1er avril dernier, le représentant du gouvernement américain votait avec son homologue russe les amendements proposés par Moscou à une résolution de l’Organisation internationale du travail (OIT). Le terme «agression» accolé à Fédération de Russie pour qualifier son invasion de l’Ukraine est biffé pour être remplacé par celui de «situation» en Ukraine. Dénoncée dans la version originale comme l’agresseur, la Russie devient une «partie au conflit». Washington valide tous les points russes pour réécrire l’histoire et requalifier la nature de cette guerre. Depuis l’introduction de cette résolution en mars 2022, en réaction à l’attaque russe de son voisin, celle-ci est renouvelée deux fois par an lors des sessions du conseil d’administration de l’OIT qui se tiennent à son siège genevois. A chaque fois par une large majorité. Avec le retour de Donald Trump au pouvoir, Washington s’est d’abord désolidarisé de la position des Européens – principaux soutiens du texte – puis a voté une première fois les amendements russes l’automne dernier. Ce printemps, les Etats-Unis confirment être désormais aux côtés de Moscou. Avec la Chine et le Niger, ils ne sont que quatre pays sur les 56 votants à le faire. Voir plus

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