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La liberté de la presse au plus bas depuis 25 ans dans le monde, selon Reporters sans frontières | Collector
La liberté de la presse au plus bas depuis 25 ans dans le monde, selon Reporters sans frontières
Le Temps

La liberté de la presse au plus bas depuis 25 ans dans le monde, selon Reporters sans frontières

Reporters sans frontières a dévoilé ce vendredi son classement annuel de la liberté de la presse dans le monde. Les Etats-Unis de Donald Trump perdent sept places, tandis que la Suisse remonte à la 8e place. L’antenne suisse de RSF regrette la «pression juridique» exercée sur les journalistes La liberté de la presse a atteint son plus bas niveau depuis un quart de siècle dans le monde, alerte jeudi Reporters sans frontières (RSF) dans son classement annuel, plus de la moitié des pays étant en situation «difficile» ou «très grave». «En 25 ans, le score moyen de l’ensemble des pays étudiés n’a jamais été aussi bas», écrit l’organisation dans la note qui accompagne ce classement. RSF attribue en partie cette dégradation au «développement d’un arsenal législatif de plus en plus restrictif, notamment lié aux politiques de sécurité nationale» depuis 2001, l’année des attaques du 11-septembre aux États-Unis. Dans le même temps, le taux de population vivant dans un pays où la situation de la liberté de la presse est «bonne» a plongé, passant de 20% à «moins de 1%». La Suisse remonte Seuls sept pays du nord de l’Europe, dont la Norvège en tête, font partie de cette catégorie. La Suisse remonte à la 8e «grâce au recul d’autres pays et malgré une situation quasi inchangée». «Les problèmes juridiques, notamment l’application aux journalistes du secret bancaire et les mesures civiles de blocage de contenus journalistiques, pèsent trop lourdement», regrette l’antenne suisse de RSF dans un communiqué. Lire aussi: Thibaut Bruttin, directeur de Reporters sans frontières: «La polarisation est l’ennemi juré du pluralisme» Les États-Unis, qui avaient déjà basculé d’une situation «plutôt bonne» à «problématique» en 2024, année de la réélection de Donald Trump, perdent sept places et sont 64e, «tandis que plusieurs pays d’Amérique latine plongent dans la spirale de la violence et de la répression». Au-delà des attaques du président américain contre la presse – «une pratique systématique» –, la situation aux États-Unis a aussi été marquée par la détention puis l’expulsion du journaliste salvadorien Mario Guevara, qui dénonçait les arrestations de migrants, ou par la réduction drastique des financements de l’audiovisuel extérieur américain. Liberte de la presse dégradée au Sahel La plus forte baisse en 2026 est attribuée au Niger (120e, -37 places), symbole de «la dégradation de la liberté de la presse au Sahel depuis plusieurs années», entre «les attaques de groupes armés et (les) juntes au pouvoir», écrit RSF. Lire aussi: La Maison-Blanche accélère sa croisade contre la presse en clouant au pilori les «médias coupables» sur son site internet «Certains pays étaient des fleurons de la liberté de la presse mais elle s’est profondément dégradée avec l’arrivée de régimes militaires comme au Mali (121e) ou au Burkina Faso (110e)», a souligné la directrice éditoriale de RSF, Anne Bocandé. L’Arabie saoudite (176e, -14 places), où le chroniqueur Turki al-Jasser a été exécuté en juin par l’État, «fait unique dans le monde», côtoie la Russie, l’Iran et la Chine à la toute fin du classement, fermé par l’Erythrée (180e)

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