Mediacongo
L’inscription de Joseph Kabila sur la liste des personnes sanctionnées par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), le 30 avril 2026, marque un tournant dans la crise politique et sécuritaire en République démocratique du Congo. Par cette décision, prise dans le cadre du programme DRCONGO, les États-Unis officialisent des soupçons évoqués depuis plusieurs années par les autorités de Kinshasa concernant le rôle présumé de l’ancien chef de l’État dans les dynamiques de déstabilisation à l’Est du pays. Les mesures sont lourdes : gel des avoirs sous juridiction américaine, interdiction de toute transaction avec des personnes ou entités américaines, et effets indirects sur l’accès au système financier international. Au-delà de leur portée technique, ces sanctions ont une dimension politique évidente. Elles traduisent une évolution du regard international sur le statut de Joseph Kabila, désormais associé, selon Washington, à des activités liées à des groupes armés comme le Mouvement du 23 mars. Pour le pouvoir en place, incarné par le président Félix Tshisekedi, cette décision apparaît comme une forme de validation diplomatique d’accusations déjà portées
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