Le Temps
A Genève, le 1er Mai a réuni quelque 3000 personnes dans une ambiance bon enfant. Les exécutifs de la Ville et du canton ont défilé sans encombre aux côtés des syndicats, des travailleurs et des jeunes après une semaine de piques par médias et communiqués interposés liées au G7 Héritage des luttes ouvrières de la fin du XIXᵉ siècle, le 1er Mai est célébré chaque année en Suisse depuis plus d'un siècle. Vendredi après-midi, à Genève, l’air fleurait bon la grillade et le coup de soleil sur la pelouse des Bastions, lieu d’arrivée d’un joyeux défilé de quelque 3000 participants tous drapeaux dehors – selon les chiffres de l'agence Keystone-ATS. Mais planaient aussi sur le Mur des Réformateurs, les mots piquants lancés ces derniers jours, en conférences de presse, dans des communiqués et prises de parole médiatiques entre militants et élus politiques. C’est qu’une fièvre inhabituelle s’est emparée du bout du lac. A six semaines de la tenue du G7 à Evian, les contestations prévues par la large coalition No-G7 font l’objet de toutes les attentions, y compris au sein de son camp politique. Jeudi dernier, la conseillère d’Etat socialiste Carole-Anne Kast annonçait sur le plateau de la RTS que la coalition ne pourrait en aucun cas monter son village militant au parc des Bastions. L’équivalent d’une déclaration de guerre pour cette dernière, qui réclamait des discussions depuis sa dernière rencontre avec la conseillère d’Etat le 17 février dernier. Voir plus
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