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Remise de cahiers de doléances / « La trêve sociale est une exigence majeure de crédibilité » : Bassirou Diomaye Faye rappelle les règles du dialogue et dévoile ses priorités pour 2026 | Collector
Remise de cahiers de doléances / « La trêve sociale est une exigence majeure de crédibilité » : Bassirou Diomaye Faye rappelle les règles du dialogue et dévoile ses priorités pour 2026
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Remise de cahiers de doléances / « La trêve sociale est une exigence majeure de crédibilité » : Bassirou Diomaye Faye rappelle les règles du dialogue et dévoile ses priorités pour 2026

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’exprimait vendredi au palais de la République à l’occasion de la remise des cahiers de doléances des centrales syndicales. Le chef de l’État a salué des avancées indéniables, il a surtout constaté la persistance de tensions sociales dans certains secteurs. Selon lui, le Pacte national de stabilité sociale, signé par l’ensemble des partenaires, prévoit une trêve sociale d’une durée de trois ans, « librement consentie par l’ensemble des parties ». Une trêve que le président n’entend pas voir bafouée. « Le respect de la trêve sociale constitue une exigence majeure de crédibilité de notre engagement collectif et une condition indispensable à la consolidation d’un climat social durablement apaisé », a-t-il martelé, Pourtant, le chef de l’État a aussi tenu à souligner les motifs de satisfaction, en particulier l’accord signé le 16 avril 2026 entre le gouvernement et les syndicats du secteur de l’éducation et de la formation, saluant la « conduite diligente et concertée » des négociations. Un signal positif, selon lui, que le dialogue social peut produire des résultats concrets quand chacun joue le jeu. Mais au-delà du constat, Bassirou Diomaye Faye a voulu fixer le cap pour l’année 2026. Il a ainsi détaillé six priorités claires, qu’il a énumérées avec une ferme détermination. Premièrement, finaliser les réformes structurantes : adoption des nouveaux codes du travail et de sécurité sociale par l’Assemblée nationale, poursuite de la réforme des retraites et modernisation du cadre juridique de la Fonction publique. Deuxièmement, renforcer la protection sociale en l’étendant aux travailleurs de l’économie informelle et en consolidant la viabilité des régimes de retraite. Troisièmement, améliorer le pouvoir d’achat par la poursuite de la régulation des prix et des réformes fiscales plus équitables. Quatrièmement, promouvoir l’emploi et l’employabilité avec la mise en œuvre effective de la politique nationale de l’emploi, déjà adoptée en Conseil des ministres. Cinquièmement, consolider le dialogue social par l’institutionnalisation des concertations tripartites et l’installation effective des comités de dialogue social au sein des ministères. Sixièmement et enfin, renforcer les capacités de l’administration du travail, notamment par la création rapide d’un Fonds d’intervention de l’administration du travail, un outil opérationnel destiné à prévenir et gérer les conflits sociaux. Le président a conclu son intervention par un appel à la responsabilité de tous, résumant sa vision en une formule qui devrait résonner longtemps dans les couloirs des centrales syndicales et du patronat : « La stabilité sociale repose sur un équilibre exigeant entre les engagements de l’État, les responsabilités des partenaires sociaux et le respect des règles du dialogue. » Il a réaffirmé l’engagement de l’État à respecter ses obligations, tout en invitant syndicats et employeurs à préserver le climat de confiance, « condition essentielle du progrès économique et social ». Reste désormais à savoir si les partenaires sociaux, réunis autour des cahiers de doléances remis ce jour-là, sauront répondre à cet équilibre exigeant. En attendant, le chef de l’État a prévenu que la trêve n’est pas une option, mais un engagement solennel. Et 2026 sera l’année de toutes les accélérations, a t-il considéré. www.dakaractu.com

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