Fraternité Matin
Investir en Afrique, c’est miser sur des potentiels inexploités, a lancé Benoît Chervalier le 29 avril 2026, à la Maison de l’Entreprise à Abidjan-Plateau, lors des Afterworks de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (Cgeci).Banquier d’affaires et directeur exécutif de la Chaire Afrique Business et Industrie de l’Essec, il a expliqué comment transformer les ressources locales en opportunités concrètes. « L’Afrique n’est pas seulement un continent de promesses, c’est un marché où chaque décision économique compte », a-t-il souligné.Au cœur de son propos, la mobilisation des ressources locales. Selon M. Chervalier, élargir l’assiette fiscale, réduire les taux et offrir des garanties sociales tangibles sont essentiels pour transformer les recettes publiques en développement concret. « La souveraineté économique n’est pas l’autarcie : chaque pays doit définir ses priorités et coopérer intelligemment pour créer richesse et emplois », insiste-t-il, en mettant l’accent sur l’industrialisation locale pour l’énergie, l’alimentation et le numérique.La Côte d’Ivoire illustre cette dynamique. Après les crises civiles des années 2000, le pays a retrouvé stabilité et croissance, avec un Pnb par tête désormais supérieur à celui de la Tunisie. Benoît Chervalier a également rappelé le rôle central du capital humain : former les jeunes, valoriser leurs compétences et offrir des trajectoires concrètes dans l’industrie et l’entrepreneuriat. La Chaire Afrique de l’Essec, qu’il dirige depuis 2025 à Abidjan, permet de transformer ces talents en projets industriels et entrepreneuriaux locaux.La rencontre, organisée avec le cabinet De Gaulle Fleurance Côte d’Ivoire, représenté par Mounira Coulibaly et son associé Maître Issa Ndiaye de Dakar, a également mis en lumière l’importance d’un accompagnement juridique solide pour sécuriser les investissements et structurer les projets industriels sur le continent.**media[278765]**Pour Benoît Chervalier, le message est clair : l’Afrique n’est plus une terre d’attente, elle est en action. « Le continent doit s’internationaliser, corriger les idées reçues et offrir aux entreprises locales et aux investisseurs des opportunités concrètes de création de richesse et de résilience », a-t-il conclu.Cette soirée a réuni chefs d’entreprise, investisseurs et juristes, autour d’un objectif commun : démontrer que l’Afrique, forte de ses ressources, de son capital humain et de stratégies industrielles audacieuses, est désormais un acteur économique incontournable, capable de bâtir son futur et d’inspirer le monde. .ulSortable li {} .ulSortable li.ui-sortable-placeholder { position:absolute; } }
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