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Entraves à la fluidité des transports : La répression entre dans sa phase active
Fraternité Matin

Entraves à la fluidité des transports : La répression entre dans sa phase active

Le secrétaire général de l’Observatoire de la fluidité des transports (Oft), Dr Kouyaté Mohamed D., a procédé, le lundi 4 mai 2026, à Abidjan Deux-Plateaux, lors d’une conférence de presse, au lancement officiel des missions de sensibilisation et de répression contre les auteurs d’entraves à la fluidité du transport sur les axes routiers.Ces missions, qui ont effectivement démarré le lundi 4 mai, se poursuivront jusqu’au 25 mai 2026 sur toute l’étendue du territoire national. Elles sont organisées en synergie avec les parties prenantes, notamment l’Unité de lutte contre le racket (Ulcr), et visent à démanteler les barrages illégaux non conformes à la réglementation et à lutter contre les pratiques anormales.Il s’agit, au cours de cette opération, entre autres, de sanctionner tous les agents commis au contrôle ne possédant pas de bulletin de service ou d’ordre de mission ; d’impliquer les membres des Comités locaux de facilitation du transport (Clft) concernés dans le suivi des acquis de la mission ; de dénoncer les barrages démantelés auprès des autorités préfectorales et militaires concernées ; d’assurer la poursuite des agents pris en flagrant délit de pratiques anormales auprès du Tribunal militaire d’Abidjan (Tma) ; mais aussi et surtout de sensibiliser les acteurs aux bonnes pratiques en matière de contrôle routier.Mais auparavant, Dr Kouyaté Mohamed D. a dressé l’état de la fluidité routière au cours de l’exercice 2025. En effet, la fluidité dans le Grand Abidjan a été impactée principalement aux heures de pointe, c’est-à-dire de 7 h à 11 h et de 16 h à 19 h, en raison des déplacements massifs des usagers. Cette situation s’explique par des stationnements anarchiques, l’occupation illicite des trottoirs par les commerces, mais aussi par les chantiers de construction d’infrastructures (routes, ponts, échangeurs), qui visent, à terme, à améliorer la mobilité urbaine.Dans les zones interurbaines, la fluidité routière est affectée par la multiplicité des points de contrôle routier, le phénomène du racket et les perceptions illicites. La situation actuelle présente un écart du nombre de points de contrôle par rapport aux recommandations.Selon le secrétaire général de l’Oft, les tracasseries routières, matérialisées par les perceptions illicites et le racket, entraînent des coûts importants : 103 680 000 000 Fcfa par an, soit 8 670 600 000 Fcfa par mois, 288 000 000 Fcfa par jour et 200 000 Fcfa par minute. « Les perceptions illicites accroissent les coûts logistiques, contribuant indirectement à la hausse des prix sur les marchés et impactant le pouvoir d’achat des populations », a déploré Dr Kouyaté Mohamed D.En ce qui concerne la facilitation des formalités dans le transport maritime, l’Oft collecte des données relatives au temps de séjour des marchandises au port de San Pedro, en vue d’évaluer la célérité des formalités portuaires.Concernant cet indicateur, les données affichent, à l’export, une moyenne de 6,92 jours par an, largement en dessous de la norme de 21 jours maximum (norme interne au port de San Pedro) et, à l’import, une moyenne de 5,61 jours par an, en dessous de la norme de 10 jours maximum (norme interne au port de San Pedro).

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