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«Une occasion manquée pour la dignité des travailleurs»: les députés valaisans s’opposent à l’initiative cantonale sur un salaire minimum | Collector
«Une occasion manquée pour la dignité des travailleurs»: les députés valaisans s’opposent à l’initiative cantonale sur un salaire minimum
Le Temps

«Une occasion manquée pour la dignité des travailleurs»: les députés valaisans s’opposent à l’initiative cantonale sur un salaire minimum

Près des trois quarts des parlementaires valaisans combattent l’initiative populaire qui exige un salaire minimal de 22 francs de l’heure. A l’origine du texte, la gauche et les syndicats regrettent un débat idéologique. La population tranchera Blaise Carron soupire: «Je ne suis pas surpris mais je suis quand même déçu. C’est une occasion manquée pour la dignité des travailleurs.» Secrétaire régional du syndicat Unia, le député socialiste incarne l’initiative cantonale pour un salaire minimum en Valais. Elle a été déposée en septembre 2022 avec plus de 5000 signatures, alors que 3000 auraient suffi. Ce mercredi, par 93 voix contre 33, le Grand Conseil s’est fermement opposé à ce texte qui demande 22 francs bruts de l’heure et prévoit des exceptions jusqu’à 18 francs pour l’agriculture. Seuls les socialistes, les Verts et Neo, dissidence du Centre haut-valaisan, ont soutenu le projet. Pour le syndicaliste, «les députés ont montré beaucoup de solidarité pour les victimes de Crans-Montana ou pour les vignerons ces derniers mois, ils auraient pu oublier les combats idéologiques et faire la même chose pour ceux qui travaillent et qui ne peuvent pas vivre de leur salaire». Il n’y aura pas de contre-projet. La date du vote populaire n’est pas encore connue. Selon Blaise Carron, «en Valais le gouvernement et le parlement restent très conservateurs, mais la population ne suit pas toujours ses élus, surtout lorsqu’il s’agit de son pouvoir d’achat». Malgré tout, une proposition semblable avait été rejetée par plus de 80% des Valaisans en 2014. Cette nouvelle tentative s’inscrit dans une vaste opération menée par la gauche dans les cantons. Le Jura, le Tessin, Bâle-Ville, Neuchâtel et Genève ont adopté pareil dispositif. Les Vaudois se prononceront le 14 juin prochain sur un salaire minimum de 23 francs de l’heure. Une campagne tendue vient de débuter. Le combat se déroule aussi au Palais fédéral. En mars, les chambres ont décidé que les conventions collectives de travail l’emporteront sur les lois cantonales en matière de salaire minimal. Voir plus

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