Le Temps
La Cour européenne des droits de l’homme estime que la sanction pénale infligée à la jeune femme n’était pas justifiée et pas nécessaire dans une société démocratique. La décision des juges de Strasbourg tombe en plein débat sur les protestations de No-G7 Les juges de Strasbourg ont le sens du timing. Alors que Genève se prépare à la grève féministe ainsi qu’aux protestations contre le G7 prévues le 14 juin, et que son parlement se déchire sur une loi visant à restreindre le périmètre des autorisations, la Cour européenne des droits de l’homme (CourEDH) vient de conclure – à l’unanimité – que la Suisse a violé la liberté de réunion pacifique de l’organisatrice d’une manifestation. Cette dernière s’était vue infliger une amende pour avoir été «dépassée par la charge» lors du rassemblement du 8 mars 2019, consacré à la Journée internationale des femmes. Cette manifestation nocturne avait rassemblé environ un millier de personnes à Genève et connu de légers débordements non-violents. La sanction, prononcée pour non-respect des conditions fixées et inefficacité du service d’ordre, confirmée par le Tribunal fédéral, est finalement considérée comme disproportionnée et pas «nécessaire dans une société démocratique». La CourEDH souligne en outre qu’aucun acte répréhensible n’était reproché à l’organisatrice elle-même et que la manifestation n’avait engendré aucun danger ou perturbation importante. L’arrêt déplore également «l’effet dissuasif» d’une telle condamnation pénale propre à décourager tout organisateur de manifestation publique. Voir plus
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