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La qualité de l’air, angle mort de l’immobilier
Le Temps

La qualité de l’air, angle mort de l’immobilier

Longtemps absente des critères d’achat immobilier, la qualité de l’air s’impose peu à peu dans les réflexions urbaines. A Genève, malgré des progrès notables, elle reste un enjeu sanitaire majeur encore largement sous-estimé par le marché Respirer est un geste banal et pourtant loin d’être anodin. Chaque jour, un habitant inhale entre 10 000 et 15 000 litres d’air, un flux continu dont la qualité échappe le plus souvent à la perception. «Nous sommes tous concernés», a rappelé le biochimiste Richard Ballaman lors d’un «Jeudi de l’environnement» consacré à la pollution atmosphérique. A première vue, la situation genevoise s’est améliorée. Les valeurs limites annuelles fixées par la Confédération sont désormais respectées pour les principaux polluants. Mais ce constat masque une réalité plus nuancée. Les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, nettement plus strictes, remettent en cause l’idée même de seuil acceptable. «Il n’y a pas de niveau sans effet sur la santé», confirme le pneumologue Thierry Rochat. Autrement dit, même à des concentrations jugées conformes, la pollution continue de produire des effets mesurables. Les impacts sont d’ailleurs connus et démontrés: hausse de la mortalité, maladies cardiovasculaires et respiratoires, atteintes au développement pulmonaire des enfants. En Suisse, elle est encore responsable d’environ 2300 décès prématurés par an et de coûts sanitaires estimés à 7 milliards de francs. Voir plus

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