Le Temps
Pour une victime d’agression, déposer plainte peut parfois se transformer en une montagne à gravir. A Lausanne, un élu demande une meilleure prise en charge par la police, même si la ville vient d’annoncer la création d’une unité dédiée Ce soir de septembre 2024, Marion* s’en souviendra toute sa vie. Elle raconte avoir été agressée sexuellement aux abords d’un bar lausannois, avant de vivre un deuxième traumatisme au moment d’être entendue par la police. Un procureur a finalement classé le dossier, estimant que les éléments constitutifs d’une infraction faisaient défaut. Mais pour cette quinquagénaire lausannoise, qui a souhaité nous confier son témoignage, cette affaire démontre l’importance de la prise en charge d’une victime, en état de choc, par les policiers. Un élu lausannois vient de déposer un postulat demandant d’améliorer ces processus, même si ce printemps, la police municipale lausannoise annonçait justement une réforme en la matière. La soirée était belle, sur la terrasse d’un bar lausannois. Autour d’une cigarette, Marion raconte avoir été abordée par un homme qui lui fait des avances très explicites. Elle refuse, il s’en va, puis revient très alcoolisé, l’enlace et l’entraîne de l’autre côté de la route dans un petit parking sombre. «Tout ça se passe très vite, jusque-là je ne me sentais pas vraiment en danger», raconte cette quinquagénaire. Alors qu’elle tente de s’en aller, il la retient. «La peur s’empare de moi, je ne sais plus que faire…» L’homme la tire loin des caméras de surveillance, la déshabille de force et, dit-elle, l’agresse sexuellement. «Je me laisse abuser, je suis tétanisée. Finalement, je lui hurle d’arrêter et je m’enfuis en courant.» Voir plus
Go to News Site