Mediacongo
Depuis quatre ans, le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) traverse une crise devenue insoutenable. Ce qui pouvait être présenté, au départ, comme une difficulté budgétaire passagère ressemble désormais à une méthode : laisser l’institution sans moyens, attendre que la situation devienne explosive, engager une petite mobilisation de façade, débloquer un ou deux mois de fonctionnement, puis replonger le régulateur dans l’abandon. Ce cycle est désormais connu. Il se répète. Il épuise les agents, humilie les membres, affaiblit les services et vide progressivement le CSAC de sa substance institutionnelle. Pourtant, le CSAC n’est pas un simple service administratif. Il est une institution constitutionnelle d’appui à la démocratie. Sa mission est essentielle : garantir la liberté de la presse, veiller à l’équilibre de l’information, surveiller les médias, prévenir les dérives, lutter contre les discours de haine et contribuer à la qualité du débat public. Mais comment une telle institution peut-elle remplir efficacement ses missions lorsqu’elle est privée de fonctionnement pendant des mois ? Comment réguler les médias sans moyen
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