Le Temps
Malgré un solide ancrage local, les anciens chrétiens-sociaux haut-valaisans pourraient bientôt disparaître des scènes cantonales et nationale. Leur déclin coïncide avec la prospérité de leur «meilleur ennemi» historique, les noirs du Haut. Entre les deux formations, les relations sont plus tendues que jamais Au dernier moment, le jaune Philipp Loretan change d’avis. Sur l’écran, son vote passe du vert au rouge. Conséquence: le postulat du noir Aron Pfammatter est refusé pour une voix par le Grand Conseil. Entre les deux partis centristes haut-valaisans, les relations semblent plus tendues que jamais. En février dernier, manifestement fâchés contre les noirs, qui prospèrent au Palais fédéral pendant qu’eux souffrent, les jaunes ont décidé de quitter Le Centre suisse. Ils appartenaient pourtant aux démocrates-chrétiens depuis leur fondation, en 1949. Rebaptisé Neo au moment du changement de nom du PDC, l’ancien parti chrétien-social se revendique désormais «social et libéral». Il s’est aussi trouvé un nouveau président il y a quelques jours. Agé de 64 ans, agriculteur et député depuis une année, Gerhard Kiechler préside aussi la commune de Conches. Pour lui, «nous restons des centristes mais nous tenons à nous montrer plus ouverts et plus progressistes que les noirs, qui sont très conservateurs». Aujourd’hui, ils semblent se chercher une nouvelle identité. Nés d’une scission avec les catholiques conservateurs au moment où le PDC était tout-puissant en Valais, les jaunes se sont toujours profilés comme l’aile sociale du parti. Malgré tout, et pour beaucoup, la dispute tenait plus des clans familiaux que des débats idéologiques. A présent, ils paraissent perdre la longue bataille qui les oppose aux noirs depuis l’après-guerre. Au Grand Conseil, ils ne disposent plus que de sept sièges, contre le double en 2009. Malgré une longue histoire à Berne, ils ne sont plus représentés aux Chambres fédérales depuis 2019. Dernier élu du parti au Conseil national comme au gouvernement cantonal, Roberto Schmidt a quitté le Conseil d’Etat au début de 2025. Il nuance la situation: «Nous sommes en difficulté, mais sur le plan local, nous restons de très loin la deuxième force du Haut-Valais, derrière les noirs mais loin devant l’UDC.» Ce sont 86 jaunes qui siègent dans des exécutifs communaux. Voir plus
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