Fraternité Matin
La deuxième édition du Congrès international d’écologie d’Afrique de l’Ouest s’est ouverte le lundi 11 mai 2026, à l’Université Nangui Abrogoua (Una) autour du thème : « Préserver et utiliser durablement la biodiversité et les écosystèmes ».Organisé dans le cadre du Laboratoire mixte international sur l’écologie, le développement durable et la biodiversité (Lmi Edd-Biodiv), co-porté par l’Una et l’Institut de recherche pour le développement (Ird), ce congrès se tient jusqu’au 13 mai 2026. Il constitue un cadre d’échange sur les enjeux écologiques et de développement durable en Afrique de l’Ouest.Représentant Adama Diawara, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à l’ouverture, Djimbala Diakité, directeur de cabinet adjoint, a indiqué que le thème est « particulièrement pertinent ».Selon lui, la biodiversité et les écosystèmes constituent un patrimoine stratégique pour les États. Car, à l’en croire, ils soutiennent l’agriculture, l’alimentation, les ressources en eau, la santé et de nombreuses activités économiques indispensables au bien-être des populations.Cependant, a-t-il signalé, ces ressources naturelles sont soumises à des pressions croissantes liées à la déforestation, à l’exploitation non durable des ressources, à l’urbanisation, aux pollutions et aux effets du changement climatique.Face à ces défis, Djimbala Diakité a signifié que la recherche scientifique doit « pleinement » jouer son rôle d’outil d’aide à la décision, d’innovation et d’accompagnement des politiques publiques en matière de développement durable et de gestion des ressources naturelles.À cet effet, le représentant d’Adama Diawara a affirmé que le Congrès Ecoao constitue une plateforme de valorisation des travaux scientifiques, de réseautage et de coopération régionale et internationale.C’est pourquoi il a salué cette initiative qui réunit des chercheurs, experts et étudiants issus de plusieurs pays autour d’une réflexion commune sur les défis écologiques contemporains.« Je demeure convaincu que les échanges scientifiques qui s’y dérouleront permettront de faire émerger des idées novatrices, de renforcer les réflexions interdisciplinaires et de formuler des propositions concrètes susceptibles de contribuer efficacement à la préservation de la biodiversité, à la gestion durable des écosystèmes ainsi qu’au développement durable de notre sous-région », a-t-il déclaré.Par ailleurs, il a instruit les services compétents de son ministère, en collaboration avec le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, d’assurer la valorisation des conclusions et recommandations, afin qu’elles puissent contribuer « efficacement » aux réflexions stratégiques et aux politiques publiques relatives à la recherche, à l’innovation et à la gestion durable de la biodiversité et des écosystèmes.Pour sa part, le Dr Dosso Kanvaly, conseiller technique représentant le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, parrain de ce congrès, a estimé que ce congrès constitue une opportunité « exceptionnelle » pour renforcer la collaboration entre leurs deux ministères. Car, a-t-il indiqué, les deux institutions ont des missions complémentaires.Pour sa part, la présidente de l’Una, le professeur Véronique Yoboué, a expliqué que le Lmi Edd-Biodiv constitue aujourd’hui une plateforme scientifique de « référence », réunissant des laboratoires ivoiriens et français autour des enjeux liés à l’écologie, à la biodiversité et au développement durable.DANIELLE SERI (stagiaire)
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