Mediacongo
Le récit remonte à vingt-neuf ans. Pourtant, il semble encore présent dans les mémoires. Nous sommes le 15 mai 1997. Le Zaïre vit ses dernières heures. Dans la capitale, l’angoisse se mêle à l’attente. Aux portes de Kinshasa, les troupes de l’Alliance des Forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre, conduites par Laurent-Désiré Kabila, avancent presque sans résistance. Au sommet de l’État, le maréchal Mobutu Sese Seko apparaît isolé, malade et abandonné par une partie de son entourage. Après plus de trente-deux années de règne sans partage, le système mobutiste s’effondre sous les coups de la rébellion partie de l’est du pays en octobre 1996. Soutenue par le Rwanda et l’Ouganda, l’AFDL traverse le territoire zaïrois à une vitesse fulgurante, prenant successivement Goma, Bukavu, Kisangani, puis Kikwit et Kenge. À Kinshasa, la tension est palpable. Les commerces ferment tôt, les administrations tournent au ralenti et les habitants redoutent des affrontements entre les Forces armées zaïroises et les rebelles. Pourtant, dans plusieurs quartiers populaires, l’arrivée annoncée de l’AFDL suscite aussi un immense espoir après des années de crise é
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