Le Temps
Alors que le débat monte à Berne et dans le canton de Vaud sur l’accueil à réserver aux logiciels américains dans le système de santé, le ministre genevois de la Santé plaide pour un pilotage public fort et davantage de centralisation. Le CHUV en prend pour son grade Le numérique en santé vit un moment charnière en Suisse. L’automne dernier, le Conseil fédéral a annoncé une refonte du dossier électronique du patient, le fameux DEP, en adoptant une approche centralisée. Dans ce cadre, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) entend mettre en place SwissHDS , un espace de données de santé numériques. Le week-end dernier, la NZZ révélait que l’OFSP prévoyait d’exclure les géants de la tech américaine de ce projet de numérisation – le Cloud Act américain de 2018 étant jugé incompatible avec la protection des données. En parallèle, plusieurs hôpitaux du pays ont acquis ou sont sur le point de renouveler leur logiciel clinique – soit l’outil qui leur permet d’organiser l’activité hospitalière. Certains, comme ceux de Zurich et Berne, font confiance à une solution américaine, baptisée «Epic», alors que l’Hôpital du Valais et les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) codéveloppent leur propre outil, le DPI+. Dans le canton de Vaud, le débat bat son plein, alors que les députés examinent actuellement la décision du CHUV d’acquérir, lui aussi, Epic – un investissement à 207 millions de francs. Voir plus
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