Le Temps
Deux soirs de suite, les ténors du délibératif genevois ont bataillé avec panache sur une motion qui demandait notamment la réhabilitation de la directrice. Chronique d’une pièce qui a tenu ses promesses Sous les projecteurs de l’Europe culturelle. Rarement une séance du Conseil municipal genevois n’aura autant captivé. Rarement, les représentants de la population n’auront été aussi dignes, quelles que soient leurs positions, aiguisés dans leurs costumes comme les protagonistes d’une tragédie grecque. Mardi, jusqu’au bout de la nuit ou presque, ils ont plaidé. Et comme le flacon était bon, ils ont prolongé mercredi en fin de journée. L’objet? Le rapport de la Commission des arts et de la culture (Carts) sur la crise de la Comédie. L’enjeu? La motion qui l’accompagnait et qui demandait notamment, au verset 5, la réintégration de Séverine Chavrier à son poste de directrice. Verdict de cette bataille: l’assemblée a voté par 59 oui, 11 non et 2 abstentions une motion où ne figure plus la réhabilitation de la directrice. Elle a voulu ménager l’avenir en invitant le Conseil administratif à présenter un rapport circonstancié et impartial sur les faits, fondé sur le fameux audit commandé par la Fondation d’art dramatique (FAD) au cabinet genevois Sharpmania SA, mais aussi sur le rapport qu’on espère pour bientôt de la Cour des comptes et celui, bien sûr, de la Carts. Voir plus
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