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«Avoir un salaire trop bas, c’est vivre à la marge»: les Vaudois voteront sur l’introduction d’un salaire minimum à 23,55 francs
Le Temps

«Avoir un salaire trop bas, c’est vivre à la marge»: les Vaudois voteront sur l’introduction d’un salaire minimum à 23,55 francs

Faut-il inscrire un salaire minimum de 23,55 francs de l’heure dans la Constitution vaudoise ou adopter le contre-projet du Conseil d’Etat qui préserve la souveraineté des conventions collectives? Les Vaudois trancheront le 14 juin. Entre la réalité brute des «working poor», l’alarme des PME et le modèle historique du partenariat social, plongée au cœur d’un débat qui remue le canton A l’aube de la trentaine, Vanessa incarne une statistique que la Suisse officielle préfère occulter: celle des travailleurs pauvres. Arrivée du Portugal, cette mère d’un enfant travaille à temps plein dans une blanchisserie industrielle du canton de Vaud. A la fin du mois, son décompte affiche un salaire net de 3000 francs. Une telle somme, en Suisse romande, place immédiatement un ménage sous le seuil de la précarité, malgré un engagement professionnel total. Dans son foyer, l’économie de subsistance est la règle. Son compagnon, intérimaire, ramène environ 3500 francs, selon ses missions. A deux, ils cumulent 6500 francs net par mois pour faire vivre trois personnes. Une fortune vue de l’étranger, mais une illusion permanente face au coût de la vie helvétique. Dès les premiers jours du mois, le loyer absorbe 1660 francs, la maman de jour 500 francs, et l’assurance maladie 800 francs – un montant provisoirement contenu grâce aux subsides cantonaux. Voir plus

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