Le Temps
Faute d'accord avec le collectif, le gouvernement prend les devants et délivre une autorisation de manifester en imposant un parcours sur la rive droite et des obligations strictes aux organisateurs. Si la coalition refuse ou si le Grand Conseil interdit, le plan tombe à l'eau Chaud devant! A dix-huit jours de la date fatidique et à la veille d’un débat parlementaire sur ce sujet explosif, le Conseil d'Etat genevois nage toujours dans l’incertitude. L’autorisation de manifester le 14 juin a certes pris des couleurs depuis son acceptation de principe, mais aucun accord n’est encore en vue. Le gouvernement a annoncé ce mercredi avoir formalisé son feu vert à des conditions strictes et avec un parcours qui fait un grand cercle sur la rive droite. La coalition No-G7 a demandé un temps de réflexion. Si la proposition est ignorée ou refusée, Carole-Anne Kast, ministre de tutelle de la police, prévient: «Cette autorisation sera révoquée». Dans ce contexte, tout rassemblement tombera sous le régime de l’interdiction et sera dispersé, a ajouté la magistrate. La semaine dernière, le Conseil d'Etat semblait un peu soulagé de pouvoir annoncer une première prise de position, certes bardée de beaucoup de bémols. Sur recommandation de la hiérarchie policière, ses membres, enfin unanimes, s’étaient ralliés au principe d’une autorisation afin d’éviter les effets pervers d’un cortège sauvage, imprévisible et encore plus ingérable. Un oui soumis à une condition de taille: l’événement devra se limiter à la rive droite et exclure le pont du Mont-Blanc. Crime de lèse-manifestant, le passage par cet axe large et visible étant considéré comme indispensable à la liberté d’expression. Voir plus
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