Le Temps
En 2006 naissait cet ovni culturel à Malleray-Bévilard, petit village de 2000 habitants dans la vallée de Tavannes, avec l’ambition de rendre accessible la création contemporaine. Un cap qu’Usinesonore tient toujours, célébré lors de son édition anniversaire du 30 mai au 5 juin Un tissu imbibé d’eau, tout juste sorti d’une baignoire, qui goutte pendant de longues minutes. Herbstfestival (1989), œuvre pour quatuor de percussions de Nicolaus A. Huber, figurait à l’affiche de la première édition d’Usinesonore, en 2006. A Malleray-Bévilard, petit village du Jura bernois de 2000 habitants, certains se grattent la tête. «C’était osé», admet en riant Julien Annoni, codirecteur du festival. Mais en rétrospective, la mission du festival coulait déjà dans cette fontaine improbable: faire découvrir et rayonner les arts sonores contemporains. Vingt ans plus tard, c’est encore l’ADN d’Usinesonore, rendez-vous bisannuel qui fête sa 10e édition du 30 mai au 5 juin. Sept évènements, d’un déluge percussif à un spectacle où des chiens, des images de caméras thermiques et des témoignages décryptent notre rapport au loup. Des propositions volontairement ambitieuses, voire exigeantes, mais jamais élitistes. Voir plus
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