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Civilistes: auxiliaires indispensables ou profiteurs du système?
Le Temps

Civilistes: auxiliaires indispensables ou profiteurs du système?

Le 14 juin, les Suisses se prononceront sur un durcissement de la loi sur le service civil. Au cœur du débat: le rôle des civilistes, entre contribution essentielle dans les domaines sociaux et critiques sur un système jugé trop attractif par ses détracteurs Qui sont les civilistes d’aujourd’hui? Sont-ils des objecteurs de conscience, auxiliaires indispensables dans les domaines de la santé, du social ou de l’instruction? Ou au contraire, ne sont-ils que des profiteurs d’un système dévoyé offrant aux jeunes hommes un engagement bien plus confortable que la vie de caserne? Ce sont les deux visions qui s’affronteront jusqu’au 14 juin, jour où la population est appelée à voter sur la révision de la loi sur le service civil (LSC). Soutenu par le Conseil fédéral et la majorité du parlement, le projet vise à en durcir les conditions d’admission, au travers de plusieurs mesures: introduction d’un nombre de jours incompressible, planification du service plus rigide… Une acceptation de la réforme aurait pour impact de faire baisser le nombre de civilistes de quelque 40%, passant ainsi d’environ 7000 admissions par an à 4000. En 2025, plus de 7200 jeunes hommes optaient en effet pour le service civil, un record absolu. Un tiers faisait ce choix après son école de recrues. Pour les autorités, c’est la preuve d’une dérive. Initialement conçu comme une alternative pour les objecteurs de conscience, ce système serait devenu une option avant tout de confort. «Certaines affectations font dorénavant penser à des stages professionnels, dénonce le Zurichois Stefan Holenstein, président de l’Association des sociétés militaires suisses (ASM) et coprésident du comité du oui à la réforme. Des civilistes sont par exemple chargés d’organiser un événement, gérer des sites internet ou des plans de communication d’ONG. Ce n’est plus du service à la population, mais c’est purement de l’opportunisme.» Voir plus

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