Le Temps
Face à l’urgence sécuritaire ravivée par l’attaque au couteau de Winterthour, la Suisse s’interroge sur les défaillances du suivi psychiatrique et le risque de résurgence islamiste. Géraldine Casutt, responsable de la prévention du radicalisme dans le canton de Vaud, analyse les limites du système actuel et l’épineuse gestion des profils hybrides Au lendemain de l’attaque au couteau par un agresseur de 31 ans qui a fait trois blessés à la gare de Winterthour, la Suisse replonge dans des préoccupations liées à la radicalisation islamiste. Alors que les autorités zurichoises pointent du doigt une «erreur d’appréciation» médicale concernant la sortie de clinique psychiatrique du suspect, les questions sur le suivi de ces profils hybrides se font urgentes. Géraldine Casutt, responsable des missions «prévention radicalisation» pour le canton de Vaud et chercheuse associée au Centre Suisse Islam et Société à Fribourg, décrypte les failles de ce système à la frontière complexe entre psychiatrie, idéologie et sécurité. Le Temps: Au sein de l’unité de prévention de la radicalisation vaudoise, comment sécurise-t-on le dialogue entre le milieu psychiatrique et les services de prévention pour éviter qu’un tel profil ne passe entre les mailles du filet? Voir plus
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