Le Temps
ÉDITORIAL. La campagne sur la Suisse à 10 millions entre dans sa dernière ligne droite et tout le monde s’attend à un résultat serré le 14 juin. Quoi qu’il en soit, une partie de la population se sent pénalisée par le développement rapide du pays. Comment en est-on arrivé là? La responsabilité est collective et le sursaut doit venir vite Après des semaines de campagne sur l’initiative «Pas de Suisse à 10 millions!», le constat est sévère: le pays n’a pas su accompagner son extraordinaire développement économique et démographique. Et cela se voit. Depuis trois mois, les Helvètes se plaignent de vivre dans un pays de grues, de routes encombrées, de trains saturés, de logements hors de prix. Comme un bouton rouge sur le bout du nez: une fois qu’on l’a repéré, on ne voit plus que ça. Avec son initiative, l’UDC tend un miroir aux Suisses, mettant le doigt sur un malaise qui préoccupe aussi ceux que l’immigration n’effraie d’ordinaire pas. Lire aussi: Le «Dichtestress», ou le succès d’un marketing politique sur fond de réel malaise social Voir plus
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