Le Temps
Le réseau suisse d’observation phénologique fête ses 75 ans. Effectués depuis 1951, les relevés des phases de développement de la végétation montrent que son réveil au printemps arrive aujourd’hui deux semaines plus tôt, à cause du réchauffement Le soleil tape fort en cet après-midi de fin du mois de mai. La campagne autour de la ville de Versoix, postée sur la rive nord du Léman, est inondée de lumière. Les arbres déploient leur panache de feuilles vertes. Certaines essences préparent leurs fleurs alors que d’autres ont déjà des fruits en cours de maturation. Sur son sentier de promenade hebdomadaire, Olivier Merkt, ancien directeur juridique d’une multinationale et jeune retraité, passe en revue les différents stades de leur développement. Au lieu-dit d’Ecogia, un ancien site romain, il s’arrête devant un majestueux châtaignier ( Castanea sativa) , «un des rares poussant au bord du lac». De longues et fines grappes qui portent les boutons des futures fleurs jaunes, et pendent des branches. «Je vais devoir venir plus souvent, pour relever la date de sortie de la première fleur. Ce sera dans une quinzaine de jours à vue de nez. D’expérience, je sais que les deux tilleuls dont je m’occupe vont fleurir avant», explique le bénévole. Voir plus
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